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Pourquoi je souffre autant du décès de mon conjoint?

Je remercie Denise, qui par son commentaire dans mon article :« Êtes-vous désarmé face à la solitude»  m’a donné l’idée d’écrire cet article.

Denise écrit ceci: «J’ai consulté un thérapeute quelque temps pour m’aider avec un problème de solitude relié à la mort de mon mari et j’avais l’impression de parler beaucoup, mais mon sentiment de solitude est encore présent. »

La perte d’un être cher n’est jamais facile, le vide causé par ce décès est immense et profond. On pense même quelquefois ne pas être suffisamment fort pour passer au travers cette peine. Certains diront que le temps arrange les choses. Je suis d’accord avec ce dicton pour la plupart des gens. C’est normal d’avoir cette douleur et cette peine et c’est normal aussi de pleurer. Le contraire le serait moins. Il faut faire face au deuil et le vivre.

La première année est bien sûr, toujours la plus difficile. Il y a son premier anniversaire de naissance sans lui, le premier Noël, sa musique, son repas, son lieu préféré,  les projets qui restent en suspend, la famille à supporter, les papiers légaux à régler, peut-être la maison et l’auto à vendre, le premier anniversaire de son décès, etc. Tout ça fait partie de la guérison. Ce sont des étapes difficiles, mais nécessaires pour atténuer sa peine et être sur la voie de la guérison.

La deuxième année,  le souvenir est toujours présent, mais la souffrance est moins grande. Lorsqu’une personne fait bien son deuil, la peine reliée au décès est de moins en moins grande et importante.

Cependant, si après une période d’environ 1 an (cela varie pour chaque personne), la peine et la douleur sont encore vives. Si vous pleurez encore beaucoup cette personne, au point de vous isoler et d’avoir encore très mal en dedans, cette peine n’est plus tout à fait normale.

Choisir de fuir

Il peut aussi avoir des gens qui réagissent vraiment très fortement ou d’une façon disproportionnée face à la mort d’un être cher. Prenons par exemple, quelqu’un qui pleure presque sans arrêt pendant des semaines ou des mois, ou qui fuit dans la drogue ou l’alcool ou toute autre forme de fuite, parce que cela fait trop mal.  Il y a quelque chose sous cette fuite. D’autres émotions sont en liens avec ce comportement. C’est ce qu’on appelle en psychanalyse corporelle, une mémoire émotionnelle.

Il y a une partie de la peine qui est normale et cette peine va s’atténuer avec le temps.
Par contre il y a l’autre partie de la peine qui n’appartient  pas au décès, ni au vide laisser par le départ de la personne. Cette peine vient de la mémoire en dedans, que la mort est venue réveiller et qui n’a pas du tout de lien avec la personne décédée.

Je sais que c’est un peu difficile à comprendre cette relation avec une mémoire émotionnelle. Pourtant, elle est bien réelle et il faut trouver d’où vient cette peine, que j’appelle une peine malsaine.

Cette personne qui est décédée représentait quelque chose ou quelqu’un. La mémoire émotionnelle qui en est reliée n’a aucun lien avec celle-ci. Cependant la perte de cette personne, ouvre cette blessure (mémoire) qui était enfouie profondément. Tout ça se passe inconsciemment bien sûr, mais la douleur, elle, est bien réelle.

En libérant cette mémoire, non seulement la qualité de vie de cette personne s’améliorera, mais la guérison suite au décès de la personne aimée se fera plus en douceur.

Si vous avez perdu un être cher, je vous souhaite vraiment de retrouver la paix.

Et si vous en sentez le besoin, je peux vous aider à trouver cette mémoire qui vous fait tant souffrir.
Cette mémoire que le décès de l’être aimé a fait ouvrir.

 

Warning!

Et vous, avez-vous déjà perdu un être cher?

Qu’est-ce qui vous a aidé à passer au travers votre peine?

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui vit actuellement un deuil?

Cet article touche beaucoup de gens puisque je reçois énormément de commentaires. Je fais tout mon possible pour y répondre et je le fais avec mon coeur, cependant cela me demande un peu de temps.

Merci de votre patience et de votre compréhension.

 

A propos de l'auteur

Madeleine Lamarre

Je suis une femme de cœur, une passionnée de la vie, toujours positive et à l'écoute des gens. Je veux faire une différence dans la vie des gens en partageant mes connaissances.

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38 comments

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  1. mootoosamy

    Bonjour, je suis perdue. Ça va faire bientôt 2 ans que mon mari est décédé d’une tumeur au cerveau et ce n’est pas facile pour moi. Je me sens si seule sans lui. Malgré que je sors avec des amies pour me distraire, je ressens toujours une grande tristesse à l’intérieur de moi. J’y pense tous les jours. Je me demande comment faire pour recommencer une vie sans lui. Je suis dégoûtée, je pense souvent au suicide. J’ai de gros problèmes, beaucoup de solitude, de regrets, je déteste la vie sans lui. Malgré que dans notre couple il y avait des hauts et des bas, je l’aimais tant. Lui, il ne sait pas combien je l’aime. Pourquoi il est parti? Je ne peux pas l’accepte. Aidez-moi svp

    1. Madeleine Lamarre

      Bonjour, la première chose que je vous recommande de faire si ce n’est pas déjà fait, c’est de parler à une thérapeute du deuil que vous vivez. C’est important de pouvoir en parler à quelqu’un de neutre.
      Puisque le décès de votre mari est arrivé il y a bientôt deux ans, il n’est pas normal de vivre encore dans cette souffrance intérieure. La peine que vous pleurez encore n’appartient probablement pas à la perte de votre mari, mais son décès a ouvert une grande blessure du passé en vous. En libérant cette blessure, cette grosse peine que vous vivez disparaîtra et il ne restera que la peine normale de sa perte qui devrait après 2 ans être moins intense que ce que vous m’écrivez. Je ne minimise pas du tout votre peine, je vous dis seulement que ce que vous m’écrivez ne semble pas uniquement relié à cet événement.
      Si vous en ressentez le besoin, je peux vous aider à libérer cette peine en consultation privée.
      Je vous souhaite la paix intérieure. Vous en avez grand besoin.

  2. Faby

    J’ai perdu mon mari le 6 juillet après deux mois et demi d’hospitalisation. Il avait une tumeur cancéreux agressive au cerveau. Il n’avait que 51 ans. Il avait pleins de projets dans sa tête. Je suis restée jusqu’au bout avec lui me relayant avec ma fille et mon gendre pour dormir à coté de lui… Je n’ai jamais pu parler avec lui de sa maladie. Et maintenant je m’en veux car je ne sais si il se rendait compte de ce qu’il avait. Maintenant je me demande ce que je fais sur terre. Je crois qu’il va revenir. J’ai beau aller deux fois par jour au cimetière je n’arrive pas à me dire qu’il est là… Je me pose beaucoup de questions  » pourquoi lui, pourquoi si jeune? ».
    je pleurs beaucoup surtout le soir, lorsque je me retrouve toute seule. Là journée, cela peut aller, je crois qu’il est au travail. Mon beau père comprend très bien ma douleur, mais ma belle mère est méchante avec moi.
    Je ne sais si j’arriverai à faire mon deuil, lui qui était si gentil, qui ne demandait qu’à vivre… Mon fils souffre beaucoup du départ de son papa. Il garde tout pour lui et cela me rend encore plus malade… J’ai l’impression que je suis dans un cauchemar et qu’il va revenir, que la vie va recommencer comme avant son hospitalisation. En plus de mon chagrin j’ai tout le poids des papiers, de la succession à établir. Je n’arrive pas à comprendre que c’est de la sienne que l’on parle… et ma belle qui est tout le temps entrain de me faire des reproches… ou de critiquer son fils…qui ne savait quoi lui faire pour lui faire plaisir… Pour moi cela a été l’amour de ma vie, nous avons vécu 28 ans ensemble à faire des projets pour notre retraite. Moi qui pensais la faire avec lui. vivre longtemps. il n’aura même pas la chance de connaitre ses petits enfants, lorsqu’ils viendront au monde… 51 ans ce n’est vraiment un âge pour mourir… Je ne pense pas que j’arriverai à faire mon deuil, tout me le rappelle..

    1. Madeleine Lamarre

      Bonjour Faby, un amour qui a duré 28 ans, ne s’efface pas comme ça. Vous devez vous donner du temps. Lorsque l’on vit ce genre de deuil, le temps ne peut pas l’effacer, mais peut mettre un baume sur cette souffrance.
      Vous écrivez ne pas avoir parlé avec votre mari de sa maladie. Pensez-vous que s’il avait su, il aurait été mieux?
      Il n’y a pas de réponse possible à votre question, pourquoi lui? Personne ne le sait. La seule chose que vous pouvez faire avec le temps c’est de l’accepter.
      Bien sûr, cela ne veut pas dire que vous devez être d’accord avec son décès, mais pour votre guérison, vous devez accepter son départ.
      Comme il est écrit dans mon article, il faut un an avant de commencer à être bien dans un deuil. Permettez-vous d’avoir de la peine et de vivre encore toute sorte d’émotion et permettez-vous aussi d’aller chercher de l’aide si vous en sentez le besoin.
      Bonne chance.

  3. Oiseau-de-Pluie

    Bonjour,

    Je suis une jeune fille de 19 ans. Une jeune fille brisée par la vie. Complètement détruite.
    La vie est très dure avec moi :

    Petite fille, j’étais une souffre-douleur à l’école car j’étais excessivement timide. Au début de l’adolescence, à 13 ans, je suis tombée dans ce qu’on appelle « la dépendance affective », et je ne m’en suis d’ailleurs toujours pas sortie, j’en souffre depuis 6 ans désormais. Cette dépendance affective m’a tant fait souffrir qu’elle m’a menée à plusieurs hospitalisations, à des automutilations sur le bras, les jambes et même le visage, à des tentatives de suicide, etc.
    Et pourtant, la dépendance affective, même si elle fait beaucoup souffrir, n’est pas aussi douloureuse qu’un deuil…

    Il y a 3 jours, ma grand-mère est décédée. Elle était malade du coeur depuis sa jeunesse, suite à une angine mal soignée, mais elle arrivait à bien vivre avec sa maladie, en prenant ses médicaments.
    Seulement voilà, son état s’est dégradée… Et récemment, très brutalement (alors que même la semaine dernière, elle allait mieux même si elle était à l’hôpital), son état s’est complètement détérioré !
    Plein de problèmes sont survenus, elle avait une fuite à la valve, un hématome, se plaignait de douleurs, n’avait plus le moral, refusait de manger… :’( :’( :’(
    Et voilà, le choc du décès, elle est partie… Et je n’arrive pas à y croire. En m’arrachant ma grand-mère, on me l’arrache non seulement elle, mais on m’arrache également une partie de moi. Car elle est une partie de ma vie…
    Son appartement aussi, dans lequel je ne pourrai bientôt plus jamais mettre les pieds va m’être arraché, car cet appartement m’est rempli de souvenirs, j’y ai passé toute une partie de mon enfance !

    Je ne réalise pas qu’elle est partie… Il y a encore un an à peine, en août 2012, elle allait très bien, je dormais à ses côtés, elle me faisait à manger, on regardait la TV ensemble, etc.
    Je n’arrive pas à me dire qu’elle ne viendra plus sonner chez moi, que ma soeur ne dira plus « Je vais chercher Mamie » quand on l’invitait à dîner, que ma grand-mère ne nous invitera plus chez elle, etc. Je n’arrive même pas à écrire le mot « jamais » car c’est trop horrible, cela fait si mal que mon coeur pourrait exploser de douleur…
    On est allé chez elle récupérer des affaires, mais c’était vraiment horrible, surtout quand ma mère disait « On va chez Mamie ». D’habitude, quand elle disait ça, c’était quand on allait chez elle pour lui rendre visite !
    Ou alors pour arroser ses plantes ou prendre son courrier quand elle n’était pas là, mais on savait qu’elle reviendrait.
    Mais là… Dire « On va chez Mamie » alors qu’elle est partie définitivement, je n’y arrive pas, c’est horrible, c’est atroce, le monde s’est écroulé !

    Je culpabilise aussi, je vais très mal. Etant déjà dépressive avant ce drame, lorsque ma grand-mère venait dîner chez nous, je n’allais pas souvent à ses côtés, je restais sur mon ordinateur à parler de mes problèmes (la dépendance affective) et je ne mangeais pas, je ne venais que rarement. J’allais rarement chez elle aussi. Et je m’en veux, je m’en veux terriblement, c’est de ma faute…
    Peut-être que maintenant que ma grand-mère est partie, elle m’en veut aussi, pardon Mamie :’(

    La dernière fois que je l’ai vue, c’était Mardi, le 29 octobre, je lui avais apporté du pain de seigle et un jus de fruits, elle m’avait remercié… mais je ne lui ai pas dit que je l’aimais :(

    Je suis allée la voir sur son lit de mort à l’hôpital et… je crois que je n’aurais pas dû, car c’est effroyablement traumatisant. J’en fais des cauchemars la nuit… Je me sens si mal que je dors toutes les nuits dans le même lit que ma soeur âgée de 22 ans ! D’ailleurs, la nuit, je ne dors pas, mon coeur bat très vite, j’ai des crises d’angoisses, des images épouvantables à cause de la vue de son corps. C’était le pire jour de ma vie.

    J’étais déjà dépressive depuis 5 ans, et voilà qu’on me rajoute un nouveau drame, un drame atroce !!!
    Mais, qu’ais-je fait pour mériter ça ? Pourquoi autant de souffrance ? Pourquoi n’ais-je pas le droit au bonheur ??! :’( :’(

    Je crois en une vie après la mort, mais en même temps j’ai tellement peur que ça n’existe pas…
    J’ai besoin de savoir si ma grand-mère est bien là où elle est, si elle va bien, cela me soulagerait…

    Je passe mes journées entières à pleurer, je n’en peux plus, la vie n’est que souffrances…
    Elle me manque, j’ai envie de la voir. Le pire, c’est de ne pas pouvoir… Avec tous les regrets, les remords… J’ai tellement mal…

    1. Madeleine Lamarre

      Ma chère dame, vous portez bien votre pseudo «oiseau de pluie». Je vous imagine, comme le petit oiseau qui reçoit la pluie sur lui et doit penché la tête pour se protéger. Il doit aussi serrer les pattes très fort pour ne pas être emporté par le vent. Mais cet oiseau, lorsque le vent et la pluie cessera, il se reposera un peu et s’envolera beaucoup plus grand et fort.
      Vous avez droit au bonheur comme tout le monde sur cette terre. Je sais que c’est difficile pour vous d’y croire, mais vous devez vous fixer de petits objectifs et les atteindre. Cela vous remontera le moral.
      Ne restez pas seule avec votre souffrance intérieure, consultez un professionnel.

      Pour ce qui est de votre grand-mère, vous en avez pris soin, vous l’avez accompagné, vous l’avez aimé. Ce genre d’amour ne s’oublie pas. Même si vous ne lui avez pas dit avant son départ, elle le sait. Ce genre d’amour ne s’exprime pas avec des mots uniquement, elle se ressent. Et le ressenti est beaucoup plus fort que les paroles.
      Est-ce qu’il y a quelqu’un dans votre vie qui vous a déjà fait un gros câlin, qui vous a pris dans ses bras tendrement? Est-ce que vous aviez besoin que cette personne vous dise qu’elle vous aime pour savoir qu’elle vous aimait?
      C’est la même chose pour votre grand-mère. L’attention que vous lui avez donnée, c’est exactement comme un gros câlin.

      C’est normal aussi de pleurer son départ. Donnez-vous un peu de temps. Ne soyez pas trop dur avec vous.
      Je vous souhaite bonne chance.

  4. Toure vincente

    Bonjour Madeleine,
    j’ai 32ans et mère de deux enfants de 7 et 2 ans. j’ai perdu mon mari, il y a 3 mois de cela et je n’arrive pas à me relever et consoler mes enfants. mon Amour est décédé dans mes bras, dans le lit conjugal sans avoir été malade. Et depuis j’en veux à tout le monde, pouquoi lui si plein de vie.
    C’est très dure car on avons passé 17 années ensembles et je n’imagine pas la vie sans lui.
    Aide moi je t’en supplie car je n’arrive à aller de l’avant.
    Merci infiniment.

    1. Madeleine Lamarre

      Bonjour, désolée pour le délai dans ma réponse. J’ai beaucoup de commentaires à répondre et je veux prendre un temps pour chaque.
      Ma première suggestion est de vous donner du temps. Faire le deuil d’une personne qu’on aime n’est jamais facile, surtout si jeune.
      Si vous sentez le besoin d’en parler à quelqu’un, je vous suggère de vous renseigner pour un groupe de soutien pour vous accompagner dans votre deuil.
      Comme je l’ai écrit dans mon article, si dans quelques mois vous n’allez pas mieux et que vous en voulez encore à tout le monde ou qu’il y a des grosses émotions, c’est probablement qu’il y a une mémoire qui est derrière votre souffrance et là je peux vous aider.
      N’hésitez pas à reprendre contact avec moi, si vous en sentez le besoin.

      Bonne chance

  5. BELLANGER

    bonjour je souffre mon compagnon est décéder le 12 10 2013 d’une greffe des poumons nous n’avions pas d’enfants et aujourd’hui je souffre de son absence pendant 4 mois je suis aller le voir tout les dimanches après-midi

  6. line

    bonjour, j’ai perdu mon compagnon le 11 juillet. on devait emménager ensemble le 17 juillet jour de son anniversaire de naissance.
    je vis au jour le jour mais je ne comprends pas. il est musulman donc l’enterrement s’est fait le lendemain de son décès. je n’ai pas pu voir son corps et je ne pourrais aller visiter sa tombe car cela s’est fait suivant des rites traditionnels. je suis africaine.
    j’ai l’impression qu’il est juste en voyage et cela me permets de ne pas sombrer dans l’émotion. je sais qu’il n’est plus mais je ne conçois pas cela au quotidien. je suis profondément triste et souvent je me sens complètement perdue dévastée et impuissante. je voudrais faire mon deuil, me reprendre en main mais je n’ai pas la force d’accepter son départ.

  7. angelaud

    mon mari est décédé ce matin à 7h . cela faisait 15j qu’il était dans le coma à l’hospital . il était intubé , dialysé et sonde gastrique . je n’ai aucune réaction négative , pas une larme , je continu … je ne me comprends pas .j’ai un tremblement intérieur c’est tout . avez vous eu cette réaction ? merci

  8. Laga annie

    Bonjour
    Cela fait onze mois que mon mari est décédé.J ai lu tous les commentaires et je me retrouve dans tout ce qui est écrit… j ai perdu la moitié de mon être, cela faisait 50 ans que nous étions ensemble,, toute ma vie.,C etait le père de mes enfants.. j ai pleuré des jours ,des semaines, je pleure encore.. J ai erré pendant ces onze mois, avec l impression d un vide immense et un sentiment de culpabilité de n avoir pas été près de lui au moment ou c est arrivé…
    La maison vide, le silence , plus de partage tout cela est stressant et j espre que le temps m aidera a tretrouver un équilibre…
    merco

  9. chantal

    Bonsoir, cela fait 14 semaines que mon mari est décédé rapidement (2 jours)après 30 ans de mariage.Je souffre, je lui en veux de m’avoir abandonnée,de me laisser tout ce poids, de voir que mes enfants ne vont pas bien et ne pas réussir à les aider…

  10. angélique

    Bonjour,
    mon conjoint nous a quittés le 12 août 2012, ma douleur est aussi forte qu’au début ou j’ai appris son décès.
    J’étais enceinte de 4 mois et demi et ma 1 ère fille de 6 ans attendait le retour de son papa comme prévu.
    Quand j’ai su qu’ il s’était noyé, le monde s’est écroulé autour de moi.
    Le 18 décembre 2012, on m’annonce que ma fin de grossesse est limite catastrophique et on décide de déclencher l’accouchement. Malgré une détresse respiratoire de ma petite puce, un espoir renaît, elle s’accroche et à ce jour, elle se porte bien. L’année 2012 a été la pire année pour moi. J’ai tellement retenu mes cris et ma peine, qu’aujourd’hui mon corps est fatigué et j’ai l’impression de faire du surplace dans ma vie.
    Que me conseillez-vous pour retrouver la paix avec mon corps et mon esprit? Merci.

    1. Madeleine Lamarre

      Bonjour Angélique, votre commentaire demande que je prenne le temps de vous répondre avec mon cœur. Je ne veux pas vous réponde rapidement et je suis trop dans l’action actuellement pour faire ça.
      Je reviens bientôt avec une réponse.

  11. Liset

    Bonjour , mon conjoint vient de mourir le 2 avril 2013. Une semaine après que l’on a su qu’il était en fin de vie. Tout a été si vite et là ce que je trouve difficile, c’est de ne pas savoir quoi faire dès que je suis seule. Il souffrait d’un cancer généralisé lorsque l’on a appris qu’il était malade. N’ayant pas de docteur de famille je l’avais conduit ( depuis le 15 février 2013) 4 fois à l’urgence, parce qu’il se plaignait de grande douleur. On le retournait à la maison , disant qu’il faisait de l’arthrose et que cela allait passer.

    1. Madeleine Lamarre

      Bonjour Liset, je comprends votre désarroi. C’est très déstabilisant d’apprendre que son conjoint est malade et en une semaine, il décède.
      C’est aussi très normal de sentir que vous tourner en rond. Ce sont les bases de votre vie qui ont été ébranlées. Donnez-vous du temps pour apprendre à vous trouver une petite flamme, une petite passion qui fera ressortir le meilleur de vous même.
      Laissez-vous du temps pour guérir de ce choc important de votre vie.
      Sachez vous entourer de gens qui vous aiment et qui sont positifs.
      Et surtout garder espoir.
      Je vous souhaite bonne chance et bon courage Liset.

      Madeleine

  12. garnier

    J’ai mal il est parti le 25/03/2013
    Je me sens anéantie, mon couple battait de l’aile, mais quand même je regrette tant de mots tant d’absence même en étant a coté de lui.
    J’ai l’impression d’être morte au milieu de tous ces vivants qui mangent et qui sourient.
    J’ai un fils formidable plus fort que moi. Il a eu 18 ans le 21 mars. Il a passé son permis le 25 mars le jour ou il est parti.

    Il avait 43 ans. Certes malade du cœur, mais il nous a caché sa vérité.
    Il est parti en sachant qu’il ne lui restait pas beaucoup de temps. Pourquoi il ne nous a rien dit?
    J’en veux a certaines personnes comme ses parents qui l’on rendu malheureux et qui essaie de pleurer plus que moi.
    J’ai vraiment mal, c’est horrible. Seuls les gens qui le subissent le comprennent.
    J’ai mal aidé moi.

    1. Madeleine Lamarre

      Bonjour Madame Garnier, certaines personnes choisissent volontairement de taire leur maladie pour ne pas faire souffrir les gens qu’elles aiment. Est-ce que c’est ce que votre conjoint a voulu faire? Peut-être que oui, mais peut-être pas.

      Je comprends votre rage au coeur face à la façon qu’il a choisi de partir. Mais malheureusement vous ne pouvez rien changer, puisque c’est du passé et qu’il n’y a rien que vous puissiez faire pour y changer quoi que ce soit.
      La seule chose que vous pouvez faire est d’accepter son choix, même si vous n’êtes pas d’accord avec son choix.

      Lorsque vous dites être anéantie, c’est tout à fait normal de l’être après la perte d’une personne qu’on aime. Prenez le temps de vivre votre peine, de laisser sortir cette tristesse et cette colère qui vous habite.
      Pour le moment, ce n’est pas facile de comprendre ça, mais sachez que d’en vouloir aux parents de votre conjoint ne vous aidera en rien. Au contraire, cette rancœur finira par vous causer du tort puisque c’est la pire des émotions. J’espère que vous avez de la famille ou amis pour vous soutenir dans cette épreuve.

      J’aurais aimé pouvoir vous aider davantage, mais comme vous habitez la France, je ne le peux pas vraiment. N’hésitez pas à demander de l’aide à un professionnel de votre région.

      Je vous souhaite bonne chance et surtout, ne rester pas seule dans cette épreuve.
      Madeleine

  13. alexandra

    Bonjour, cela a fait 3 ans et 3 mois que mon compagnon est décédé brutalement d’une embolie pulmonaire à l’âge de 18 ans. J’ai mis au monde notre fils, 2 semaines avant son décès. Sa mort ma été brutale. Je n’étais pas avec lui quand c’est arrivé et je n’y croyais pas à son décès. Je me suis rendu au funérarium deux jours plus tard et là, de le voir dans un cercueil comme s’il dormait m’a fait un gros choc et m’a fait ramener dans la vie réelle, qu’il était vraiment décédé.
    Je me suis sentie terrassée par une immense douleur et mon cœur était brisé. Je suis sortie au bout de 5 minutes, impossible de rester plus longtemps. Pour moi c’était trop terrible à supporter.
    Je suis entrée chez maman en pleure. Je suis sortie fumer dehors et là tout est sorti. Je lui et dit comme s’il était encore là: «Pourquoi nous as-tu abandonné, moi et ton fils. On avait besoin de toi, on avait tant de projets et tout s’est effondré .
    Je me laissais aller. Je ne mangeais plus. Je ne pouvais plus m’occuper de mon fils, c’était vraiment trop dur pour moi. Il ressemblait trop à son papa (que je regrette sincèrement ). Il m’a fallu un peu de temps pour pouvoir renouer avec mon fils. J’ai voulu en finir avec la vie, rejoindre mon compagnon. Ma douleur était tellement immense!
    Quand j’allais en ville, je croyais toujours le voir, même si c’était mon imagination. Je sais qu’au fond, il est toujours là sous une autre forme. Des fois je croyais le sentir à mes côtés. La première année a vraiment été dure, la douleur était toujours là. Des mois et des mois sont passés et je parlais que de lui. Et un beau jour j’ai rencontré mon nouveau compagnon qui m’a beaucoup aidée à faire le deuil et reprendre goût à la vie.
    Maintenant, mon fils a 3 ans et nous sommes heureux.
    À chaque anniversaire c’est dur pour moi, car je sais que son papa aurait voulu être à ses côtés pour souffler ses bougies. Il me manque encore beaucoup et je l’aime toujours. Je n’en parle presque plus, car à chaque fois, ça me fait revivre toute cette douleur et des fois je m’en veux d’être avec mon fils et de profiter de chaque instant avec lui alors que son papa n’a pas eu la chance.

    1. Madeleine Lamarre

      Bonjour Alexandra, malgré les injustices de la vie, il arrive toujours de belles choses et votre commentaire en est la preuve.
      C’est normal que le père de votre fils vous manque encore beaucoup, mais il vit au travers son fils maintenant.
      Cependant vous devez cesser de vous en vouloir d’être vivante et près de votre enfant.
      Pour votre guérison, vous devez accepter le décès de votre compagnon et demander à ce qu’il veille sur son fils.
      Soyez dans la gratitude et remerciez la vie d’avoir mis ce nouveau conjoint sur votre route. Il semble vous avoir fait tellement de bien.

      Je vous souhaite de guérir bientôt de ces blessures Alexandra.
      Madeleine

  14. monique

    Bonjour, je viens de perdre mon mari le 14 février. Nous avons vécu une grande passion depuis 10 ans. Il y a eu des ruptures, mais toujours comme des aimants nous nous sommes retrouvés!
    Nous nous sommes mariés, le 13 août 2011 et le 13 août 2012 il a eu sa première chimio, un cancer du poumon au stade 4. L’oncologue a précisé qu’il ne guérirait pas, que la chimio était palliative. J’étais atterrée, car mon père avait le même cancer il y a 18 ans et il est décédé après 9 mois.
    Mon mari a été dans un déni, il n’exprimait aucune émotion, moi j’ai su…
    Je l’ai accompagné durant ses mois, avec une angoisse constante, mais en lui donnant toujours de l’espoir.
    Le 5 février il a été hospitalisé, avec de l’ascite dans le ventre. Il souffrait, ne mangeait plus…
    Je suis restée avec lui jour et nuit, mais le soir du 13 février je suis rentrée chez moi et à 6h du matin j’ai eu un coup de fil pour entendre qu’il s’est éteint!
    J’ai été calme au téléphone, mais en raccrochant, j’ai hurlé comme une louve qui perd son loup (j’ai une extinction de voix depuis).
    Je voulais tellement être là, pourquoi suis je rentré?
    Bien sûr on n’a jamais parlé de cette mort…
    Je ne travaille pas, on n’avait fait ni assurance vie, ni obsèques. Je suis démunie. Je dois entreprendre un déménagement en urgence. Je me sens submergée et pourtant je me fous de tout j’ai mal, je culpabilise d’être rentrée!
    Je sais aussi qu’on peut aimer plusieurs fois dans sa vie ,mais qu’on a qu’une seule passion dans sa vie, et lui c’était ma grande passion!
    Je suppose comme je viens de vous lire que ce deuil réveille plusieurs fenêtres en moi…
    J’ai mal, comme j’ai mal…..
    merci de me lire…help

    1. Madeleine Lamarre

      Bonjour Monique, effectivement ce deuil réveille en vous des mémoires du passé (de l’enfance), en plus de la mémoire du décès de votre père.
      Vous avez hurlé la souffrance de ce décès et des souffrances de l’enfance de la petite Monique en dedans de vous. Vous ne pouviez pas parler de cette mort, puisque dans la femme qui était à l’hôpital, il y avait une partie de la petite Monique qui vivait d’autres peines jamais exprimées.

      Lorsque le calme sera revenu dans votre vie, revenez sur ce blogue et relisez cette réponse à votre commentaire. Il y a de fortes chances pour que vous compreniez des choses que vous n’aviez pas comprises avant.

      C’est une grande épreuve que vous vivez Monique. Ne restez pas seule.
      Bonne chance
      Madeleine

  15. Lutse

    Bonjour,

    J’ai perdu mon mari le 25 mars 2012, je l’ai retrouvé mort en me réveillant ce dimanche matin, il avait 46 ans! Depuis ce jour là, mon cœur est brisé et rien ne pourra refermer cette blessure.
    Il y avait encore tellement de choses à faire ensemble, tellement de bons moments à vivre… Je n’arrive toujours pas à accepter sa mort.
    J’ai déménagé pour me rapprocher de ma famille mais rien n’y fait, le vide est toujours aussi grand et parfois même plus, ici je n’ai pas de repaires avec lui et çà me manque mais je ne pouvais pas restée seule loin de ma famille du moins c’est ce que je pensais.
    Tous les jours, je lui rend visite au cimetière pour lui parler, lui raconter ma journée, lui dire combien il me manque puis je retourne chez moi dans ma solitude.
    L’oublier, je ne pourrais jamais, j’espère juste que cette douleur qui me ronge, s’atténuera un peu et que je pourrai continuer à survivre encore quelque temps.

    1. Madeleine Lamarre

      Bonjour, je suis de tout cœur avec vous. C’est une grande épreuve que vous vivez actuellement. Perdre un être cher de cette façon, sans avertissement, vous laisse dans une incompréhension totale. C’est très souvent accompagné d’énormes ressentiments, de colère, de rage et bien sûr de grandes déceptions.
      La mort de votre mari est venue réveiller en vous quelque chose qui dormait depuis longtemps. Comme un volcan qui vient d’exploser. Et votre peine est comme la larve de ce volcan. Elle vous brûle et vous ronge en dedans.

      Le vide que vous ressentez tant en dedans de vous me le prouve. Inconsciemment, votre mari est venu remplir ce vide qui était déjà en vous, bien avant sa rencontre. Lors de son décès, vous avez eu la peine de sa mort qui est tout à fait normale, mais vous avez en même temps, été en contact avec votre propre souffrance en dedans. Ce vide intérieur qui vous fait si mal aujourd’hui.

      Et c’est pour ça que vous êtes inconsolable, malgré le temps qui passe. Puisque c’est deux peines que vous vivez.
      Une bonne façon d’arriver à ce que cette peine se calme, est de vous libérer de ce vide intérieur qui à comme source, votre enfance. En travaillant sur ces blessures, vous verrez que votre peine sera beaucoup moins grande.

      J’espère que ce que je vous explique est assez précis.
      N’hésitez pas à ajouter des commentaires.

      Je vous souhaite une belle guérison du cœur.

      Madeleine

    2. Tyna

      Bonjour Lutse, en vous lisant je comprends tellement ce que vous ressentez. Cela fait 3 ans que mon mari est décédé, et c’est toujours aussi difficile ; cette impression que personne ne peut comprendre ce qu’on vit, ce qu’on souffre, ce qu’on pleure, et pourtant la vie continue, on avance chaque jour. Je n’ai pas d’enfant. Mon appart. me parait si vide, la vie est vide. Pourtant il faut croire en des jours meilleurs. J’ai rencontré un autre homme depuis, veuf, et père de 2 grands garçons. la vie l’a mis sur mon chemin, de façon incroyable, c’est quelqu’un de formidable, d’attentionné. On ne vit pas ensemble au quotidien, je ne peux pas encore, mais il m’apporte beaucoup de réconfort, il dit qu’il revit grâce à moi, que je suis son bonheur, et qu’il n’y croyait plus. Il a beaucoup souffert aussi. Alors je me dis que je peux encore servir à rendre un homme heureux, c’est déjà beau comme projet. J’essaie de reprendre le dessus, j’y arrive parfois, souvent même. Et puis subitement revient au grand galop cet abime qui s’ouvre sous moi et m’aspire, ce vide de tout, ces flots de larmes qui coulent et ces sanglots à en avoir le souffle coupé qui surgissent…tellement mon mari me manque et là çà fait mal, très mal à l’intérieur. Moi non plus, l’oublier je ne pourrai jamais, mais un autre bonheur est possible je pense. Ce que j’ai le plus de mal à accepter c’est d’avoir perdu ma vie d’avant, que cette vie là n’existera plus jamais, çà c’est moins évident à admettre; Il faut garder espoir Lutse. On a en nous beaucoup de ressources, des capacités qu’on ne croyait pas posséder, une force qui nous aide à avancer… je vous embrasse très fort

      1. Hélène

        Bsr moi sa fait 10 ans 1/2 que mon conjoint est décèdé,la douleur est aussi fort,,
        je pleur je l appelle, pour qu il vienne me dire la vérité,merci

  16. Lapin

    Bonjour, Moi j’ai perdu mon conjoint, ca fera bientot 1 an le 29 décembre 2012.Il est décédé suite à un cancer du rein, métastasé aux os et aux poumons.J’ai beaucoup de misère à m’en remettre.Ca faisait 25 ans que nous étions ensemble, pas d’enfants. En plus de son cancer, ca faisait 35 ans qu’il était paraplégique suite à un accident de moto à l’age de 18 ans.J’ai beaucoup de misère à accepter sa mort meme si je sais que pour lui et pour tout son entourage, c’est une délivrance, vu qu’il souffrait terriblement.Mais moi ce qui me fait le plus de peine,il ne voulait pas partir seul, et il est parti seul.Je suis sorti de la chambre à peu près 5 minutes pour que les infirmières le tourne, et quand je suis revenue, il avait les yeux à demi fermé et il ne répondait plus du tout, pourtant avant de sortir de la chambre, il nous parlait comme si de rien n’était.Dans le fond, est-il mort d’une overdose de morphine, car il était sur la morphine forte (appareil branché à lui) à 75 mg étaler sur 24 hrs à part des entre dose à toute les heures à peu près.Et ce qu’il me fait le plus de peine encore, c’était une personne qui jasait beaucoup avec moi, et quand il est rentré à l’hopital le 23 décembre (parce qu’il était sommnolent), je ne sais pas ce qui s’est passé,c’est comme si son esprit n’était plus là,en temps normal, il m’aurait parlé, il m’aurait dit qu’il m’aimait etc…mais c’est comme si je n’existais plus.Je me dis que c’est peut-etre la morphine qui faisait ca, mais ce n’était plus mon homme.C’est ses passages que j’ai de la misère à accepter et que je ne comprend pas, lui qui ne voulait pas partir seul…On était comme les deux de la main.En mourrant, il est parti avec une partie de moi-meme (la moitié de moi-meme).Il m’appelait son lapin, alors quand il a été diagnosticé cancer généralisé, nous sommes aller acheter un petit lapin (en peluche) et il m’a dit, que je seai exposé, je veux que tu mettes le petit lapin, je partirai avec une partie de toi…Alors comprenez la diffuculté à faire mon deuil, j’aimerais que quelqu’un réponde à mes questions, moi je ne suis pas infirmière ou médecin, mais une simple citoyenne qui travaille dure pour gagner savie….Merci à tous ceux qui me liront.C’était l’homme de ma vie et aujourd’hui, je ne suis plus rien sans lui…

    1. Madeleine Lamarre

      Bonjour Madame, quelle tristesse vous vivez en dedans!
      Ce que je ressens en lisant votre texte est le sentiment d’abandon que vous avez depuis le décès de votre conjoint. Ce sentiment est très puissant chez vous.

      Une partie de votre peine vient de la perte de votre conjoint, mais il est certain qu’une autre partie de votre peine vient de ce sentiment qui vient des souvenirs d’abandon de votre enfance.
      Vous me dites avoir de la difficulté avec le fait qu’il soit parti seul. Mais sachez que souvent ça se passe comme ça chez une personne qui ressent sa mort. Elle choisit de partir seule pour ne pas faire vivre ça aux gens qu’elle aime. Est-ce ça qui s’est passé, vous ne le saurez jamais. Mais une chose est certaine, c’est que vous ne pouvez absolument rien changer de la façon que ça s’est passé et pour guérir, vous devez l’accepter.

      Vous pouvez répéter cette phrase. Je reconnais que je suis dans l’incompréhension face au décès de mon conjoint et je l’accepte. Parce que de toute façon, il n’y a rien que je peux changer. Mais je veux que cette incompréhension s’arrête maintenant.
      Et vous répétez cette phrase avec toutes les émotions que vous vivez face à son décès.
      Je reconnais me sentir abandonnée et j’accepte de me sentir abandonnée. Parce que….
      Je reconnais que je suis déçue…
      Je reconnais que j’ai de la peine…

      Le monde médical ne peut pas vous aider avec votre questionnement. C’est dans votre coeur et les mémoires de votre passé que vous trouverez vos réponses.
      N’hésitez pas à ajouter des commentaires.

      Je vous souhaite d’être en paix.

      Madeleine

      1. Lapin

        Merci de m’avoir répondu… Ça faisait un bout et je ne m’y attendais pas… Ça fait du bien d’être lis par quelqu’un autre que la famille, même si j’ai un appui très fort des frères et sœurs de mon conjoint… C’est sur que je me poserai toujours des questions, je ne le saurai jamais, il restera toujours un doute dans ma tête…Ce qui est dur pour moi c’est de ne pas comprendre POURQUOI, on était tellement dépendant affectif un de l’autre et le pire c’est qu’on le savait et qu’on en riait…

        C’est la première fois de ma vie que je vivais un amour tellement intense… Les personnes autours de moi se demandaient comment je faisais pour rester aussi zen (en apparence) durant tout le temps de sa maladie…On ne saura jamais ce qui s’est passé dans sa tête…
        Avant de sortir de la chambre, le temps pour le tourner de coté, il a juste dit à l’infirmière, je vois double, mais pas plus, est-ce que l’infirmière a vu quelque chose et elle ne nous l’a pas dit et quand je suis revenu dans la chambre, il était quasiment mort, ça a pris à peu près 5 minutes et tout était fini…3 petits souffles et 1 grand souffle, pour dire finalement que tout était fini…

        Je suis dans l’incompréhension et je le serai jusqu’à la fin de mes jours malheureusement… J’essaie de ne pas penser, ,mais c’est plus fort que moi…Les dernières photos, je ne suis plus capable de les regarder, il fait tellement pitié…Et les photos où il est en santé, il a une belle apparence, je le regarde et je me mets à pleurer, pourtant je n’ai rien à me reprocher, on s’est aimé comme des fous et l’amour était toujours de plus en plus grandissant…
        Il ne voulait pas que je meure avant lui, il ne voulait pas rester tout seul…Il disait qu’il ne l’aurait pas supporté, et moi dans tout ça, je dois le supporter…J’en veut souvent à la vie de me l’avoir pris, mais je ne peux pas faire grand chose, je regarde les gens autours de moi et je les envie, mais je n’en veut pas à personne. Faut croire que c’est quelque chose de normal dans le deuil d’une personne chère…Si vous voulez voir qui est mon conjoint, aller voir sur GOOGLE et écrivez Mario Pelletier un homme courageux et déterminé et vous verrez qui c’est…

        Pour moi ça été l’amour de ma vie et je ne pense pas qu’il y en aura d’autre, il ne faut jamais dire jamais, mais pour le moment, c’est ca et je crois que ça le restera. J’aime mieux lui rester fidèle jusqu’à ma mort…Mais pour le moment je m’en sort pas pire, c’est sur il y a des hauts et des bas, mais il faut vivre avec ça…
        J’ai passé 6 jours à ses cotés à l’hôpital jour et nuit sans broncher, sans pleurer devant lui mais j’aurais du, peut-être que ca m’aurait aidé un peu plus…Mais non, on nous avait dit de ne pas pleurer devant lui, c’est comme si on lui mentais en pleine face…Il savait qu’il allait mourir, mais selon les dires des autres, il fallait faire semblant, j’aurais du me laisser aller devant lui, aujourd’hui je ne me poserais peut-être pas toutes ses questions…Est-ce le personnel médical qui avait raison ou c’est moi, ça je ne le saurais jamais…
        Merci encore une fois et je n’oublierai pas tout l’amour que nous avons eu ensemble, c’est pour ça que je me sens tellement abandonné….
        Bye et bonne année 2013 à vous…

        1. Madeleine Lamarre

          Je suis désolée du délai de ma réponse. J’ai moi-même perdu mon frère il y a quelques semaines. Il avait 45 ans.

          Vous dites qu’il n’y aura plus d’autre amour dans votre vie, mais le plus grand amour de votre vie, vous êtes en train de passer à côté, c’est l’amour de vous même. Vous devez cesser de voir votre vie dans l’homme que vous aimez et vous aimez vous même.

          Votre conjoint et vous viviez en dépendance l’un de l’autre, puisque tous les deux vous aviez de grandes blessures reliées à l’abandon. Donc votre conjoint comblait votre besoin d’être aimé (ou de ne pas être abandonné) et vous combliez le sien. Ce n’est malheureusement pas une relation saine et vous en payez le prix aujourd’hui.

          Je sais que ce n’est pas facile à faire, mais la première chose à faire est de prendre conscience de ça. Par la suite vous trouverez des solutions à votre peine.
          Je vous souhaite bonne chance et je vous suggère vraiment d’aller voir les mémoires de votre enfance afin de vous libérer de cette peine et de ce sentiment d’abandon. Lorsque vous serez prête, je peux vous aider.
          J’espère que ce que j’écris ne vous blesse pas, mais je ne serais pas honnête de ne pas vous le mentionner.

          P.-S.. Si vous répondez à cette réponse, faites-le en cliquant sur «répondre» en haut de ma réponse. Sinon votre réponse sera séparée de votre question.

  17. Denise

    Je voulais vraiment te remercier Madeleine de ton écoute et je tenais absolument à laisser un commentaire. Si cela peut aider quelqu’un, alors tant mieux.

    Je t’ai rencontré en consultation en rapport avec la solitude que je vivais avec le décès de mon mari (les 2 heures de route pour aller te voir en valaient largement la peine) et effectivement comme tu l’as si bien écrit sur cet article, j’avais une mémoire grande ouverte qui m’empêchait d’être bien et d’en finir avec mon deuil.

    J’en suis encore renversée et cela fait presque 3 semaines que je t’ai rencontré.

    Quelle surprise de réaliser qu’à 57 ans, j’étais encore en attente de ma mère comme je l’ai été toute ma vie!
    Même si elle est décédée depuis 20 ans, et que je croyais que tout était réglé. C’est ce vide-là que j’avais en dedans et que le décès de mon mari est venu réveiller.

    Depuis notre rencontre, plusieurs choses ont changé et la paix s’installe tout doucement.

    Quelle bonne personne tu es Madeleine. Merci d’avoir été mon guide pour trouver cette fameuse mémoire qui me hantait tant en dedans. Jamais je n’aurais pensé à faire un lien avec ma mère.
    Pourtant le thérapeute que j’ai consulté me semblait bon, mais jamais il ne m’avait parlé de ce lien.
    Je vous recommande fortement de consulter Madeleine si vous vivez une peine reliée au deuil.

    Merci encore pour cet article si intéressant.

    1. Madeleine Lamarre

      Bonjour Denise, heureuse d’avoir de vos nouvelles. Je suis tellement contente pour vous et je vous remercie du fond du cœur pour votre témoignage. C’est certain qu’il va aider quelqu’un qui en aura besoin un jour.

      Pour ce qui est de votre thérapeute que vous avez rencontré dans votre coin, ce n’est pas qu’il n’est pas bon. En général les thérapies sur le deuil sont essentielles pour pouvoir parler de ce que vous vivez.
      C’est juste que votre besoin n’était plus de parler, mais de libérer ce qui était pris en dedans.
      C’est la grande différence entre la technique que j’utilise et celles des psychologues ou psychothérapeutes plus traditionnelles.

      Merci de votre confiance Denise et surtout n’hésitez pas à me recontacter au besoin.

  18. [email protected] Tipi

    Bonjour Madeleine,
    Tu as raison d’insister sur le fait qu’un deuil puisse activer une mémoire plus ancienne, c’est souvent le cas. le temps ne fait pas grand chose, il permet parfois de refouler plus profond la blessure, c’est vraiment le travail sur la perte qui libère. Parfois l’origine de la perte est intra-utérin, c’est la perte d’une jumeau ou d’une jumelle dont personne n’a jamais entendu parler , pas même la mère. C’est un des cas où la personne est inconsolable.
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  19. Farid

    Les réactions sont aussi différentes face à l’enterrement. Certaines personnes ont le besoin d’y assister pour faire le deuil, alors que d’autres préfèrent éviter ce moment pour continuer leur route.

    La question qu’on peut se poser aussi c’est faut il entourer même contre sa volonté quelqu’un qui a perdu un être cher, même si elle veut être seule?
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    1. Madeleine Lamarre

      Bonjour Farid, chaque personne peut vivre ses émotions différemment.
      Certaines ont besoin d’être entourée et ont besoin d’en parler pour libérer cette peine à l’intérieur, d’autres ont besoin d’être seules. Il faut vraiment respecter ça.

      Cependant là où l’on doit garder les yeux ouverts, c’est lorsqu’une personne s’isole tout en étant déprimée ou même dépressive. Ce sont des gens qui gardent leurs émotions en dedans, mais ces émotions les détruisent tranquillement et les amènent dans un gouffre.
      À ce moment-là, on se doit de prendre soin de cette personne pour l’aider à voir la lumière au bout du tunnel.

  20. Sco!

    Allô Madeleine,

    Je ne dirai rien de nouveau, mais ce n’est pas facile de perdre un être cher, surtout si son décès est inattendu.

    Je ne saurais pas quoi dire à quelqu’un qui vit cela en ce moment. Je pense que chaque cas est différent et il y a la question des mémoires comme tu le mentionnes.

    Je suis aujourd’hui soulagée que le décès de mes proches soit déjà loin derrière. Je ne les oublie pas pour autant. Je pense qu’ils sont encore là mais sous une autre forme et surtout qu’ils sont bien et en paix où ils sont. C’est ma croyance.

    Amicalement,

    Sco!
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    1. Madeleine Lamarre

      Tu as tout à fait raison de dire que chaque cas est différent Sco.
      Même dans une même famille, la façon que la peine sera gérée sera différente d’une personne à l’autre.

      Dans ces moments là, je crois que ce n’est pas ce que l’on peut dire qui est important, mais comment avec notre coeur, on peut aider la personne qui à de la peine.
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